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1ère Partie : INTRODUCTION : APPROCHE DU
TEMPS EN BIOLOGIE ET GEOLOGIE |
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- Comment la planète actuelle (avec ses
habitants) s’est-elle construite au cours du temps ? Son fonctionnement
a-t-il toujours été conforme à l’actuel ou s’est-il modifié au cours du
temps ? - Quels sont les événements majeurs qui jalonnent cette
histoire ? Quand se sont-ils produits ? Comment peut-on les dater
? Comment peut-on apprécier leur durée ? - Sur quel(s) critère(s),
notamment temporel(s), peut-on définir la stabilité ou la variabilité d’un
individu, d’une chaîne de montagne, d’une molécule, d’une espèce, d’un
domaine océanique…? - Quelles sont les durées caractéristiques
d’existence d’un individu, d’une chaîne de montagne, d’une molécule,
d’une espèce, d’un domaine océanique…? - Les modifications de la
planète et de ses habitants sont-elles continues ou discontinues ?
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2ème Partie : PARENTE ENTRE ÊTRES VIVANTS
ACTUELS ET FOSSILES - PHYLOGENIE -
EVOLUTION |
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Les êtres vivants partagent
des propriétés communes (structure ceulaire, ADN, modalités de la
réplication et de l’expression des gènes, code génétique). Ces propriétés
traduisent une origine commune. L’état actuel du monde vivant résulte
de l’évolution. Toutes les espèces vivantes actuelles et toutes les
espèces fossiles sont apparentées mais elles le sont plus ou moins
étroitement.
La recherche de
parenté chez les vertébrés - L’établissement de phylogénies
: L’établissement de relations de parenté entre les vertébrés actuels
s’effectue par comparaison de caractères homologues (embryonnaires,
morphologiques, anatomiques et moléculaires). Les comparaisons
macroscopiques prennent en compte l’état ancestral et l’état dérivé des
caractères. Seul le partage d’états dérivés des caractères témoigne
d’une étroite parenté. Ces relations de parenté contribuent à construire
des arbres phylogénétiques. Les ancêtres communs représentés sur les
arbres phylogénétiques sont hypothétiques, définis par l’ensemble des
caractères dérivés partagés par des espèces qui leur sont postérieures ;
ils ne correspondent pas à des espèces fossiles précises. Une espèce fossile ne peut être
considérée comme la forme ancestrale à partir de laquelle se sont
différenciées les espèces postérieures.
La lignée humaine –
La place de l’Homme dans le règne animal : L’Homme est un
eucaryote, un vertébré, un tétrapode, un amniote, un mammifère, un
primate, un hominoïde, un hominidé, un homininé : ces caractères sont
apparus successivement à différentes périodes de l’histoire de la
vie. L’Homme partage un ancêtre commun récent avec le Chimpanzé et le
Gorille. Cet ancêtre commun n’est ni un Chimpanzé (ou un Gorille) ni un
homme. La divergence de la lignée
des chimpanzés et de la lignée humaine peut être située il y a 7 à 10
millions d’années.
Les critères
d’appartenance à la lignée humaine : Les critères d’appartenance à
la lignée humaine sont les caractères liés à la station bipède, au
développement du volume crânien, à la régression de la face et aux traces
fossiles d’une activité culturelle. On
admet que tout fossile présentant au moins un de ces caractères dérivés
appartient à la lignée humaine.
Le caractère
buissonnant de la lignée humaine : La lignée humaine est
représentée actuellement par une seule espèce. Plusieurs espèces
d’homininés ont vécu entre 6 millions d’années et 100 000 ans, époque où
apparaissent les Homo sapiens. Ces espèces appartiennent à deux genres
: les Australopithèques et les Homo. Les Australopithèques possèdent
des caractères dérivés de la lignée humaine en rapport avec la
bipédie. Les espèces du genre Homo possèdent en outre des caractères
dérivés crâniens marqués notamment par une augmentation du volume crânien
et une réduction de la face. Les Australopithèques ont vécu entre 4
millions d’années (Australopithecus anamensis) et 1 million d’années (A.
robustus). Les Homo les plus anciens (H. habilis) sont datés de 2,5
millions d’années. Plusieurs espèces d’Homininés ont donc vécu en même
temps. Les Australopithèques formeraient un rameau de la lignée humaine
détaché assez tôt de celui des Homo. Les espèces fossiles actuellement
datées entre 4 millions et 1,5 millions d'années sont toutes africaines.
Cela peut s’expliquer par l’origine africaine de la lignée humaine ou par
les conditions de fossilisation exceptionnelles de la vallée du rift
africain. Les Homo erectus sont connus d’abord en Afrique (adolescent
de Turkana : 1,6 million d’années) ; ils forment un groupe très diversifié
dont l’évolution est marquée notamment par une augmentation graduelle du
volume crânien. De nombreuses populations colonisent l’Afrique du Nord,
l’Afrique du Sud, le Proche Orient, l’Asie et l’Europe. L’Homme de Néanderthal trouvé en
Europe semble provenir de l’évolution d’Homo erectus ayant colonisé
l’Europe.
L’origine des hommes
modernes, Homo sapiens : Toutes les populations humaines actuelles
partagent les mêmes allèles, avec une fréquence variable. La population
ancestrale n’aurait compté que quelques dizaines de milliers
d’individus. Homo sapiens serait une nouvelle espèce apparue en
Afrique ou au Proche Orient il y a 100 000 à 200 000 ans et aurait
colonisé tous les continents en remplaçant Homo erectus. |
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3ème Partie : STABILITE ET VARIABILITE
DES GENOMES ET EVOLUTION |
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L'apport de l'étude
des génomes : les innovations génétiques : Au sein d’une espèce, le
polymorphisme des séquences d'ADN résulte de l’accumulation de mutations
au cours des générations. Suivant leur nature et leur localisation, les
mutations (substitution, addition ou délétion d’un ou de plusieurs
nucléotides) ont des conséquences phénotypiques variables. Au sein du
génome d’une espèce, les similitudes entre gènes (familles de gènes) sont
interprétées comme le résultat d’une ou plusieurs duplications d’un gène
ancestral. La divergence des gènes d’une même famille s’expliquent par
l’accumulation de mutations. Dans certains cas, ces processus peuvent
conduire à l’acquisition de gènes correspondant à de nouvelles
fonctions. Les innovations génétiques sont aléatoires et leur nature ne
dépend pas des caractéristiques du milieu.
Méiose et
fécondation participent à la stabilité de l'espèce : Chez les
organismes présentant une reproduction sexuée, une phase haploïde et une
phase diploïde alternent. La méiose assure le passage de la phase
diploïde à la phase haploïde. Elle suit une phase de réplication de l'ADN
et se compose de deux divisions cellulaires successives qui conduisent à
la présence d’un lot haploïde de chromosomes par cellule fille. La
fécondation rétablit la diploïdie en réunissant les lots haploïdes des
gamètes d’une même espèce. Des perturbations dans la répartition des
chromosomes lors de la formation des gamètes conduisent à des anomalies du
nombre des chromosomes.
Méiose et
fécondation sont à l'origine du brassage génétique : La variabilité
allélique se manifeste au sein de l’espèce par une hétérozygotie à de
nombreux locus. La variabilité génétique est accrue par la réunion au
hasard des gamètes lors de la fécondation et par les brassages
intrachromosomique et interchromosomique lors de la méiose. Le brassage
intrachromosomique, ou recombinaison homologue par crossing-over, a lieu
entre chromosomes homologues appariés lors de la prophase de la première
division de méiose. Le brassage interchromosomique est dû à la
migration indépendante des chromosomes homologues de chaque paire lors de
l'anaphase de la première division de méiose.
Étude de trois
exemples de relations entre mécanismes de l’évolution et génétique
: Les innovations génétiques peuvent être favorables, défavorables
ou neutres pour la survie de l’espèce. - Parmi les innovations
génétiques seules celles qui affectent les cellules germinales d’un
individu peuvent avoir un impact évolutif. Les mutations qui confèrent
un avantage sélectif aux individus qui en sont porteurs ont une
probabilité plus grande de se répandre dans la population. - Des
mutations génétiques peuvent se répandre dans la population sans conférer
d’avantage sélectif particulier (mutations dites neutres). - Des mutations affectant les gènes de développement
(notamment les gènes homéotiques) peuvent avoir des répercussions sur la
chronologie et la durée relative de la mise en place des caractères
morphologiques. De telles mutations peuvent avoir des conséquences
importantes.
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4ème Partie : LA MESURE DU TEMPS DANS
L'HISTOIRE DE LA TERRE ET DE LA VIE |
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Datation
relative : La datation relative permet d’ordonner les uns par
rapport aux autres des structures plis, failles, minéraux) et des
événements géologiques variés (discordance, sédimentation, intrusion,
orogenèse). La datation relative repose sur les principes de la
chronologie relative qui ont permis d’établir l’échelle stratigraphique
des temps géologiques. Ces principes sont : - superposition, -
continuité, - recoupement, - identité
paléontologique.
Datation absolue
: La chronologie absolue, en donnant accès à l’âge des roches et des
fossiles, permet de mesurer les durées des phénomènes géologiques. Elle
permet aussi de situer dans temps l’échelle relative des temps
géologiques. La chronologie absolue est fondée sur la décroissance
radioactive de certains éléments chimiques : elle exploite la relation qui
existe entre rapports isotopiques et durée écoulée depuis la “ fermeture
du système ” contenant les isotopes. Les radio-chronomètres sont
choisis en fonction de la période de temps que l’on cherche à
explorer. Pour les derniers millénaires on utilise le carbone 14 (14C)
dont la quantité lors de la fermeture du système est connue. La mesure de
la quantité de 14C restante dans l’échantillon permet de trouver un âge.
Lorsque tous les éléments radioactifs disparu de l’échantillon, la
datation n’est plus possible. Pour des périodes plus anciennes on peut,
par exemple, utiliser le couple potassium- (K-Ar). La quantité initiale
lors de la fermeture du système est négligeable. La contamination par
l’argon de l’atmosphère rend difficile la détection de l’argon issu de la
désintégration du potassium avant que la roche ait atteint un certain âge.
On utilise aussi le couple rubidium-strontium (Rb-Sr). Pour trouver l’âge
d’une roche il est alors nécessaire de mesurer les rapports isotopiques de
plusieurs minéraux de la même roche ayant cristallisé au même moment (les
quantités initiales des éléments et le moment de la fermeture du système étant
inconnus). |
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5ème Partie : LA CONVERGENCE
LITHOSPHERIQUE ET SES EFFETS |
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I- Convergence et
subduction
La convergence se traduit par la
disparition de lithosphère océanique dans le manteau, ou subduction
: La lithosphère océanique s’enfonce sous la marge active d’une
plaque comprenant une croûte continentale ou une croûte océanique. Les
caractéristiques principales des zones de subduction sont : - La
présence de reliefs particuliers (positifs et négatifs). - Une activité
magmatique importante. - Une déformation lithosphérique
importante. - Une répartition particulière des flux de
chaleur. L’évolution de la
lithosphère océanique qui s’éloigne de la dorsale s’accompagne d’une
augmentation de sa densité, jusqu’à dépasser la densité de l’asthénosphère
: cette différence de densité est l’un des principaux moteurs de la
subduction.
Les zones de subduction sont le siège
d’une importante activité magmatique caractéristique : volcanisme, mise en
place de granitoïdes : Le
magma provient de la fusion partielle des péridotites au-dessus du plan de
Bénioff, cette fusion est due à l’hydratation du manteau. L’eau provient de la
déshydratation des roches de la plaque plongeante. Le long du plan de
Bénioff, les roches de la lithosphère océanique sont soumises à des
conditions de pression et de température différentes de celles de leur
formation. Elles se transforment et se déshydratent. Des minéraux
caractéristiques des zones de subduction apparaissent.
II- Convergence et collision continentale
:
Dans les Alpes franco-italiennes affleurent
des roches qui contiennent des témoins minéralogiques des conditions de
pression et température d’une subduction. Il s’agit d’éléments d’une
ancienne lithosphère océanique subduite et ramenée en surface
(ophiolites). Dans les Alpes franco-italiennes affleurent des témoins
de marges passives : sédiments, blocs basculés et de croûte océanique non
subduite (ophiolites). Les marges passives sont déformées et témoignent de
la collision continentale. La convergence est ici absorbée par la
déformation des marges qui se raccourcissent et s’épaississent, conduisant
à la formation d’une chaîne de montagnes. Les conséquences les plus
visibles du raccourcissement et de l’épaississement de la croûte
continentale sont : - une topographie particulière (des reliefs élevés
associés à une racine crustale), - des plis, des failles et des
charriages. Après la collision, la chaîne de montagnes est le lieu
d’une évolution tardive : érosion en surface, fusion partielle en
profondeur. La fin de ce chapitre est l’occasion de dresser un rapide
bilan de la dynamique de la lithosphère, de l’ouverture océanique à la
naissance d’une chaîne de montagnes. |
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6ème Partie :
PROCREATION |
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La reproduction sexuée (méiose, fécondation)
apparaît dès les eucaryotes unicellulaires. Dans le groupe des
vertébrés chez les mammifères placentaires, elle se caractérise par
l'acquisition de la viviparité.
Du sexe génétique au sexe
phénotypique : Chez les mammifères les structures et la
fonctionnalité des appareils sexuels et femelle sont acquises en quatre
étapes au cours du développement : - 1ère étape : stade phénotypique
indifférencié. Mise en place d’un appareil génital indifférencié dont la
structure est commune aux deux sexes (génétiquement XX et XY) - 2ème
étape : du sexe génétique au sexe gonadique. . sur le chromosome Y, au
cours du développement précoce, le gène Sry est activé naissance à la
protéine TDF, signal de développement des gonades en testicules
acquisition du sexe gonadique mâle. . sur le chromosome X, il n’y a pas
de gène Sry. En absence de la protéine TDF deviennent des ovaires :
acquisition du sexe gonadique femelle. - 3ème étape : du sexe gonadique
au sexe phénotypique différencié. La mise du sexe phénotypique mâle se
fait sous l’action des hormones testiculaires et antimullerienne. Celle du
sexe phénotypique femelle s’effectue en absence de ces hormones. - 4ème étape : la puberté.
L’acquisition de la fonctionnalité des appareils sexuels et femelle et des
caractères sexuels secondaires se fait sous le contrôle des hormones
sexuelles (testostérone chez le mâle, œstrogènes chez la
femelle).
Régulation physiologique de l’axe
gonadotrope : intervention de trois niveaux de contrôle : • Chez
l’homme Activité testiculaire. Les testicules produisent des
spermatozoïdes et de la testostérone de manière continue de la puberté
jusqu’à la fin de la vie. L’homéostat de la testostéronémie est
indispensable à la fonctionnalité de l’appareil sexuel
mâle.
Contrôle par l’hypothalamus. La sécrétion de testostérone
ainsi que la production de spermatozoïdes sont déterminées par la
production continue des gonadostimulines hypophysaires -FSH et LH– induite
par la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone hypothalamique. La GnRH
est sécrétée sous l’influence de stimulus d’origine interne ou
externe. La testostéronémie est détectée en permanence par le complexe
hypothalamo-hypophysaire. La testostérone
exerce sur ce complexe une rétroaction négative : ainsi, la
testostéronémie est constante.
• Chez la femme Le complexe
hypothalamo-hypophysaire détermine et règle de façon cyclique, de la
puberté à la ménopause, la sécrétion des hormones ovariennes, ce qui a
pour conséquence le fonctionnement cyclique des organes cibles de ces
hormones. Cette coordination aboutit à réunir les conditions optimales
d'une fécondation et d'une nidation. Cycle utérin : modifications
structurales et fonctionnelles permettant l'implantation de
l'embryon. Cycle ovarien : l'évolution cyclique des follicules ovariens
entraîne la sécrétion également cyclique des oestrogènes et de la
progestérone. Les organes cibles de ces hormones, utérus en particulier,
évoluent donc aussi de façon cyclique.
Contrôle par l’hypothalamus
: cette évolution est sous le contrôle de la sécrétion des
gonado-stimulines hypophysaires --FSH et LH– elle-même permise par la
sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone hypothalamique qui comme chez
l’homme est sécrétée sous l’influence de stimulus d’origine interne ou
externe. L'événement majeur du cycle est la libération brutale de LH, qui
provoque l'ovulation. Le caractère cyclique de la sécrétion des
gonadostimulines est lié à des rétroactions négatives et positives entre
ovaire et complexe hypothalamo-hypophysaire (mise en jeu d’un
servo-mécanisme).
Rencontre des gamètes et début de
grossesse : La rencontre des gamètes est conditionnée au moins en
partie par la qualité de la glaire cervicale. La fécondation a lieu dans
le tiers supérieur des trompes et n'est possible que pendant une brève
période après l'ovulation. Après fécondation et nidation, la sécrétion
de l'hormone HCG par le tout jeune embryon permet la poursuite de
l'activité du corps jaune et, par conséquent, la sécrétion de progestérone
indispensable au maintien de la muqueuse utérine au début de la
grossesse.
Aspect comportemental Il existe une relation directe
entre comportement sexuel et sécrétion hormonale. Chez les mammifères
non hominidés, l’acceptation du mâle par la femelle est déterminée par la
sécrétion d’oestrogènes (oestrus). Chez le mâle, le comportement de rut
est dépendant de la sécrétion de testostérone et des stimulus émis par la
femelle. Dissociation entre hormones et comportement sexuel : l'Homme
est capable de maîtriser sa procréation. Son comportement sexuel est
partiellement dissocié de son activité hormonale.
Maîtrise de la
procréation. - Régulation des naissances La contraception hormonale
féminine s'appuie sur l'ensemble des connaissances acquises sur la
régulation hormonale de la physiologie sexuelle. La contraception
hormonale masculine est encore à l'état de recherche. Le couple peut
utiliser d'autres moyens contraceptifs pour empêcher la rencontre des
gamètes ou l'implantation de l'embryon.
- Aide médicalisée à la
procréation Le suivi de la grossesse Pendant toute la grossesse la
femme et son foetus sont médicalement surveillés grâce à différents moyens
d'investigation (analyses sanguines, échographies et si des doutes
apparaissent, amniocentèse ou choriocentèse pour dépister une anomalie
grave du fœtus). Dans le cas de la détection d’une anomalie grave,
diverses mesures sont mises en œuvre qui peuvent aller jusqu'à proposer
une IVG thérapeutique.
Infertilité et procréation médicalement
assistée : Différentes techniques médicales peuvent apporter des
solutions : insémination artificielle, FIVETE, ICSI.
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7ème Partie :
IMMUNOLOGIE |
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Une maladie qui touche le système
immunitaire : le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) : • Le
VIH et la primo-infection Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine)
est transmis par voie sexuelle, par voie sanguine ou au cours de la
grossesse de la mère à l’enfant. Le VIH appartient à la catégorie des
rétrovirus (virus à ARN). Les cellules cibles du VIH sont
principalement des cellules immunitaires : lymphocytes T4, monocytes et
macrophages, ces dernières cellules (monocytes et macrophages) jouant un
rôle de véritable réservoir, notamment dans les ganglions lymphatiques.
Elles possèdent des protéines membranaires auxquelles le virus s’amarre
par l’intermédiaire d’une protéine de son enveloppe (la plus importante
de ces protéines membranaires étant CD4), ce qui lui permet de pénétrer
dans la cellule hôte. Une enzyme virale, la transcriptase inverse,
transcrit l’ARN viral en ADN dans les cellules infectées. Cet ADN est
intégré au génome de la cellule et s’exprime, permettant la reproduction
du virus sous forme de particules virales infectieuses et leur
dissémination notamment dans les organes lymphoïdes. Pendant cette
période, les symptômes se limitent le plus souvent à ceux d’une maladie
virale bénigne.
• La phase asymptomatique - Deux semaines à
quelques mois après la contamination, la présence dans le sang de
différents anticorps anti-VIH est décelée, le sujet est dit alors “
séropositif pour le VIH”. - Apparaissent en même temps dans le sang du
sujet contaminé des lymphocytes T cytotoxiques spécifiques dirigés contre
les cellules infectées par le VIH. - Pendant cette période
asymptomatique de plusieurs années, les défenses immunitaires restent
actives mais les virus continuent à se multiplier et le nombre de
lymphocytes T4 à diminuer.
• Le sida : phase symptomatique En absence de traitement, le nombre des LT4 baisse.
Le sida se caractérise alors par diverses maladies
opportunistes.
Les processus immunitaires mis en
jeu - Généralisation : Les anticorps : agents du maintien de
l’intégrité du milieu extracellulaire : La séropositivité pour le VIH
correspond à la présence d’anticorps spécifiques, dirigés contre certaines
protéines du virus. La synthèse d’anticorps est la signature d’une
réaction de l’organisme à la présence d’éléments étrangers. Les
anticorps sont des effecteurs de l’immunité acquise. Ils agissent dans
le milieu extracellulaire (ou milieu intérieur) en se liant spécifiquement
aux antigènes qui ont déclenché leur formation. Les anticorps sont des
immunoglobulines, protéines circulantes du milieu intérieur constituées
d’une partie constante et d’une partie variable. La spécificité des anticorps est due à la partie
variable. La liaison antigène – anticorps entraîne la formation de
complexes immuns, favorisant l’intervention de mécanismes innés
d’élimination de ces complexes. Les cellules phagocytaires
(macrophages, polynucléaires), exprimant des récepteurs de la partie
constante des anticorps, fixent par l’intermédiaire de ces récepteurs les
complexes immuns et les éliminent par phagocytose. Les anticorps sont
produits par des lymphocytes B sécréteurs ou plasmocytes. De très
nombreux clones de lymphocytes B se distinguant par leurs anticorps
membranaires qui servent de récepteurs pour l’antigène, préexistent avant
tout contact avec celui-ci. La reconnaissance d’un antigène donné par
un lymphocyte B porteur d’un récepteur spécifique de cet antigène entraîne
la multiplication de ce lymphocyte et la formation d’un clone de
lymphocytes B ayant la même spécificité. Les lymphocytes B obtenus se
différencient en plasmocytes et en lymphocytes B mémoire. Dans la
majorité des réactions immunitaires, cette multiplication est dépendante
d’une autre population de lymphocytes, les lymphocytes T4 (voir 3). Les
anticorps dirigés contre les protéines virales peuvent bloquer la
pénétration des virus dans les cellules, mais ne peuvent pas agir sur les
cellules déjà infectées.
Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents
du maintien de l’intégrité des populations cellulaires Les lymphocytes
T cytotoxiques sont aussi des effecteurs de l’immunité spécifique. Les
cellules infectées expriment à leur surface des fragments peptidiques
issus des protéines du pathogène, que n’expriment pas les cellules
saines. Les lymphocytes T, par leurs récepteurs T spécifiques,
reconnaissent les cellules infectées. Cette reconnaissance déclenche un
mécanisme d’élimination des cellules infectées par ces lymphocytes T
cytotoxiques. La production de lymphocytes T cytotoxiques spécifiques à
partir de lymphocytes T pré-cytotoxiques repose sur des étapes (sélection,
multiplication, différenciation, intervention des lymphocytes T4) voisines
de celles conduisant à la production de lymphocytes B
sécréteurs. Dans le cas du SIDA, la destruction des lymphocytes T4 par
les lymphocytes T cytotoxiques limite la progression de l’infection virale
mais l’incorporation du génome viral dans les cellules infectées maintient
la contamination.
Les lymphocytes T4 : pivots des réactions
immunitaires spécifiques A la suite de l’entrée d’un antigène dans
l’organisme, des lymphocytes T4 spécifiques de cet antigène se
différencient en lymphocytes T4 sécréteurs de messagers chimiques
(interleukines). Les interleukines stimulent la multiplication et la
différenciation des lymphocytes B et des lymphocytes T
sélectionnés. Dans le cas du SIDA, la disparition des lymphocytes T4
empêche la production d’anticorps et de lymphocytes T cytotoxiques contre
des agents microbiens variés. Ceci permet l’apparition de maladies
opportunistes. Les conséquences de l’effondrement des défenses
immunitaires prouvent qu’en permanence les mécanismes immunitaires sont à
l’œuvre et montrent le rôle essentiel des lymphocytes T4 dans la majorité
de ces réactions.
Les vaccins et la mémoire immunitaire : Les espoirs
pour un vaccin anti-VIH. Des vaccins ont été mis au point contre
différents virus. Ils reproduisent une situation naturelle, celle de
l’immunité acquise contre ces virus après une première infection
guérie. Le premier contact avec l’antigène entraîne une réaction lente
et quantitativement peu importante, alors que le second contact entraîne
une réaction beaucoup plus rapide et quantitativement plus
importante. Cette mémoire immunitaire s’explique par la formation,
après un premier contact avec un antigène, de lymphocytes B mémoire et de
lymphocytes T4 mémoire. Ces cellules sont plus nombreuses que les
lymphocytes B ou T4 vierges, de même spécificité ; elles ont une durée de
vie plus longue et elles réagissent très rapidement lors d’un second
contact avec l’antigène. Dans le cas du virus du SIDA, il s’agit de
trouver un vaccin contre un virus qui n’est pas vaincu par les défenses
immunitaires naturelles. Le virus du SIDA mutant constamment, une des
difficultés de la mise au point d’un vaccin est d’identifier une protéine
invariable et accessible à la surface du virus.
Le phénotype
immunitaire : interaction entre le génotype et l’environnement Le
phénotype immunitaire, c’est-à-dire l’ensemble des spécificités des
lymphocytes B et T à un moment donné de la vie d’un individu (ou
“répertoire” des anticorps et des récepteurs des cellules T) résulte d’une
interaction complexe entre le génotype et l’environnement. Grâce à des
mécanismes génétiques originaux, l’organisme produit des lymphocytes T et
B d’une infinie diversité. Parmi ces cellules, la très grande majorité,
notamment celles qui sont potentiellement dangereuses pour l’organisme
(“auto-réactives”), sont éliminées. Celles qui subsistent sont
sélectionnées par les antigènes des cellules malades ou des pathogènes
présents. Ces cellules sont à l’origine des clones actifs dans la
défense immunitaire. Il en résulte un phénotype qui change sans cesse
en s’adaptant à l’environnement (variabilité). La vaccination est un
processus artificiel qui fait évoluer ce phénotype immunitaire.
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8ème
Partie : COUPLAGE DES EVENEMENTS BIOLOGIQUES ET GEOLOGIQUES AU COURS
DU TEMPS |
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À l’échelle des temps géologiques, des modifications
brutales et globales liées à des événements planétaires affectent le monde
vivant : ce sont les crises. Elles alternent avec des périodes plus
longues de relative stabilité.
La limite Crétacé-Tertiaire : un événement
géologique et biologique majeur La limite Crétacé-Tertaire (il
y a 65 millions d’années) est caractérisée par l'extinction massive et
rapide d'espèces et de groupes systématiques des milieux continentaux et
océaniques. Certains groupes survivent à la crise, ils se diversifient
rapidement en occupant toutes les niches écologiques. L'origine de ces
événements pourrait être la conjonction de deux phénomènes
géologiques. Le premier est lié à la dynamique de la planète et
correspond notamment aux conséquences de la mise en place des trapps du
Deccan ; le second est associé à la chute d'un astéroïde dont le cratère
de Chixulub est la trace.
Les crises biologiques, repères dans l’histoire de la
Terre. Au cours de l’histoire de la Terre, les phénomènes
comme la crise Crétacé-Tertiaire ont un caractère exceptionnel. Ils ont
une influence majeure sur l’évolution de la biosphère. Durant les 500
derniers millions d'années sont survenues plusieurs crises majeures pour
lesquelles des extinctions biologiques massives sont corrélées à : -
des phénomènes géologiques internes (tectonique des plaques, panaches
mantelliques et volcanisme associé) ; - des phénomènes d’origine
extraterrestre (chute d'astéroïdes). Produit récent de l'évolution
biologique, l'Homme a les moyens d’avoir une influence sur l’avenir de la
planète. Changements géologiques et modifications de la biosphère sont
interdépendants.
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- Enseignement de
spécialité
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Thème 1 : DU
PASSE GEOLOGIQUE A L'EVOLUTION FUTURE DE LA
PLANETE |
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- Les climats passés de la
planète
Les changements du climat des 700
000 dernières années Les carottes de glace forées dans les calottes
polaires et les carottes sédimentaires des fonds océaniques ou lacustres
permettent de reconstituer les variations climatiques des 700 000
dernières années. Les variations locales de la température au dessus
des calottes polaires sont déduites de la composition isotopique de
l'oxygène (18O/16O) de la glace. Ces variations de température sont
corrélées à des variations de concentration en gaz à effet de serre dans
l'atmosphère. En dehors des pôles, les variations climatiques locales sont
déduites de l’étude de carottes sédimentaires de lacs ou de
tourbières. Les variations globales du volume des calottes glaciaires
et des glaciers, représentatives des changements climatiques à l’échelle
de la planète, sont déduites de la composition isotopique de l'oxygène
(18O/16O) des tests carbonatés dans les sédiments océaniques. Les
variations climatiques montrent des alternances de périodes glaciaires et
interglaciaires. Un cycle de 100 000 ans rythme les glaciations. Des
cycles de réchauffement-refroidissement sont observés entre deux maximum
glaciaires avec des périodes de 43 000, 24 000 et 19 000 ans. Bilan
explicatif : ces périodicités s'expliquent par les variations régulières
des paramètres orbitaux de la Terre. Ces paramètres déterminent la
répartition et les variations au cours du temps de l’énergie solaire reçue
aux différentes latitudes (cf. programme de la classe de
seconde). Cependant, les seules variations de l'ensoleillement
n'expliquent pas l'amplitude observée des variations de températures.
D'autres phénomènes interdépendants modulent l'effet astronomique. Parmi
ces phénomènes, on étudie à titre d’exemple deux d’entre eux : - les
variations de l'albédo de la planète L’albédo est l’un des facteurs qui
contrôle la température de surface de la Terre. Il est fonction entre
autres du couvert végétal et de l'extension des calottes polaires qui eux
mêmes dépendent de la température. - les variations de la teneur en CO2
atmosphérique Le CO2 participe à l’effet de serre de la planète. Sa
concentration dans l’atmosphère est en équilibre avec celle de l’océan.
Lorsque la température augmente, la solubilité de CO2 dans l’océan
diminue, l’équilibre précédent est déplacé : du CO2 passe de l’océan dans
l’atmosphère ce qui induit une augmentation de l’effet de
serre.
Les changements climatiques aux plus
grandes échelles de temps Les variations à courtes échelles de
temps vues précédemment se superposent à des variations à beaucoup plus
grande échelle de temps. On retrouve ainsi dans les roches : - des
traces de périodes glaciaires ; - des traces de périodes chaudes ; -
des traces de changements brusques du climat. Les mécanismes des
variations climatiques aux grandes échelles de temps impliquent des
variations importantes dans la teneur en gaz à effet de serre de
l'atmosphère (maximum du CO2 au Crétacé, minimum au Carbonifère par
exemple). Ces variations sont contrôlées en particulier par les processus
suivants qui libèrent ou consomment du CO2 : - l'altération des
silicates calciques et magnésiens de reliefs orogéniques consomme du CO2
; - la précipitation des carbonates libère du CO2 et la dissolution des
carbonates consomme du CO2 ; - le piégeage de la matière organique dans
les roches stocke du CO2 ; - le dégazage du manteau par le volcanisme
libère du CO2 dans l’océan et dans l’atmosphère.
Bilan : Envisager les climats du
futur. L'identification des paramètres qui contrôlent le climat de
la Terre est essentielle pour construire des modèles climatiques. Les
scénarios d'évolution de la température moyenne de la Terre qui, outre la
variabilité naturelle du climat, prennent en compte l'impact de l'activité
humaine, prévoient un réchauffement de l'ordre de 2 à 5 °C au cours du
XXIe siècle. Ce réchauffement à l’échelle du siècle se superpose à un
refroidissement constant de plus grande ampleur commencé il y a 20
millions d’années.
- Les variations du niveau de la mer
:
Mise en évidence des variations du
niveau de la mer au cours des temps géologiques Les variations du
niveau de la mer modifient la surface des terres émergées. Les roches
sédimentaires par leur nature et leur extension enregistrent les
variations relatives du niveau de la mer. Ces variations se manifestent
notamment par des transgressions et des régressions sur les
continents.
Les causes des variations mondiales
du niveau de la mer Les variations relatives du niveau de la mer à
l'échelle mondiale sont contrôlées par le volume d'eau dans les bassins
océaniques. On considère que pendant les 200 derniers millions d'années le
volume d'eau sous forme de glace, de liquide et de vapeur est
constant. Les principales causes des variations du niveau de la mer
sont : - la dilatation thermique de l'eau (de 10 à 20 cm par siècle)
; - la formation et la destruction des calottes polaires (de l’ordre de
la centaine de mètres en 10 000 à 100 000 ans) ; - le volume des
bassins océaniques (dont la variation peut aller jusqu’à plusieurs
centaines de mètres en une dizaine de millions
d’années).
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Thème 2 : DES
DEBUTS DE LA GENETIQUE AUX ENJEUX ACTUELS DES
BIOTECHNOLOGIES |
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Les débuts de la
génétique : les travaux de Mendel (1870) Les travaux de Mendel
reposent sur une analyse quantitative d’expériences d’hybridation chez les
plantes. Novateurs dans leur méthodologie, ces travaux visaient à
obtenir des hybrides stables. Dans un contexte scientifique où les
gènes n’étaient pas connus, ils ont apporté une rupture conceptuelle
: - réfutation de la notion d’hérédité par mélange, - introduction
du concept d’hérédité particulaire avec ségrégation indépendante des
facteurs héréditaires. La compréhension des travaux de Mendel repose
sur la connaissance des principes de la reproduction sexuée des
végétaux.
La théorie
chromosomique de l’hérédité La redécouverte des lois de Mendel et
les découvertes dans le domaine de la cytologie à la fin du XIXe siècle
conduisent à l’émission de la théorie chromosomique de l’hérédité (1903)
par deux cytologistes et à l’invention du mot gène. Les travaux de
l’équipe de Morgan sur la drosophile entre 1910 et 1920 corroborent la
théorie chromosomique à partir de données expérimentales. Cette théorie,
qui contient les notions d’hérédité liée au sexe, de liaison génique et de
recombinaison, permet d’expliquer certains cas particuliers qui échappent
aux lois de Mendel. Cette théorie a permis d’établir en 1920 les
premières cartes génétiques et la notion de gène (unité de fonction, de
recombinaison, de mutation).
L’avènement de la
biologie moléculaire : une nouvelle rupture La nature chimique du
gène (ADN – double hélice), la relation gène - protéine, les modalités de
l’expression génétique, notions déjà étudiées dans les programmes de
seconde et de première, doivent être replacées dans une perspective
historique. Elles ne sont pas au programme en tant que
telles.
La révolution
technologique du début des années 70 L’utilisation des enzymes de
restriction ouvre la voie du clonage des gènes et de leur séquençage. En
contribuant à une évolution importante du concept de gène et de la
perception du polymorphisme, elle fait entrer la génétique dans l’ère des
biotechnologies.
Les enjeux actuels
des biotechnologies La transgénèse et la construction d’organismes
génétiquement modifiés (OGM) La capacité d’introduire dans un organisme
un gène (modifié ou étranger) conduit à la production d’un organisme
transgénique acquérant des propriétés nouvelles.
Les
biotechnologies et la génétique humaine - Dépistage et diagnostic
génétique Les acquis de la génétique peuvent être mis en œuvre à
différents niveaux pour identifier une pathologie d’origine génétique, en
évaluer les risques, en prévenir les effets : . dépistage et diagnostic
d’une maladie génique (arbres généalogiques) ; . dépistage et signes
diagnostiques de la trisomie 21. - Un enjeu pour l’avenir : la thérapie
génique somatique. On peut pallier la déficience d’un gène par une
thérapie génique somatique.
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Thème 3 :
DIVERSITE ET COMPLEMENTARITE DES METABOLISMES |
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Du carbone mineral aux composants du
vivant : la photo-autotrophie pour le carbone Dans les écosystèmes
des relations trophiques s'établissent entre les producteurs primaires
autotrophes et les divers producteurs secondaires hétérotrophes. Les
producteurs primaires de la planète utilisent le carbone du CO2 atmosphérique pour constituer les chaînes carbonées, bases
des composants du vivant. Le carbone se trouve à l'état oxyde dans
l'atmosphère et à l'état réduit dans la matière constitutive des
organismes vivants. Chez les végétaux supérieurs, le CO2 de l'air pénètre dans les feuilles par les stomates et
atteint les chloroplastes des cellules chlorophylliennes, lieu de la
réduction photosynthétique du CO2. Le bilan des
transformations (= ensemble de réactions biochimiques catalysées par des
enzymes) peut s'écrire : 6 CO2 + 12 H2O ---> C6H12O6 + 6 O2+ 6
H2O La photosynthèse est la succession de deux
phases : - dans les thylakoides, une phase photochimique dans laquelle
grâce à la collecte des photons par les pigments, un ensemble
d'oxydo-réductions permet l'oxydation de l'eau, la production d'O2, de composés intermédiaires RH2 et ATP (adénosine
triphosphate qui se construit à partir d'ADP et de phosphate inorganique)
; - dans le stroma, une phase non photochimique permet l'incorporation
et la réduction du CO2 pour la synthèse de glucides.
Elle nécessite un accepteur de CO2, de l'ATP et des
composés réduits RH2. Les composés glucidiques formés par la réduction
du CO2 sont exportés hors du chloroplaste vers le
cytoplasme des cellules chlorophylliennes ; ils peuvent être
temporairement stockés dans le chloroplaste sous forme d'amidon. Dans
la cellule chlorophyllienne, les produits initiaux de la photosynthèse
permettent essentiellement la synthèse de saccharose mais aussi de tous
les autres constituants chimiques des êtres vivants (glucides, lipides,
protéines, acides nucléiques...) grâce à un apport d'ions minéraux
transportés par la sève brute. Le saccharose des cellules foliaires, en
partie utilisé sur place, est majoritairement exporté hors des feuilles
vers d'autres lieux d'utilisation telles que les cellules des zones en
croissance et celles des zones de stockage de réserve (graines et organes
de réserve, parties pérennes de la plantes, paroi cellulosique et
bois). Les zones non chlorophylliennes d'une plante se comportent comme
des parties hétérotrophes d'un être autotrophe.
L'ATP, molécule indispensable à la
vie cellulaire A l'exception du chloroplaste qui effectue des
synthèses à partir du carbone mineral, les activités des cellules animales
et végétales se traduisent par des synthèses à partir de molécules
organiques préexistantes (ex : le glycogène ), par des mouvements
(fonctionnement d'un complexe actine-myosine). Toutes ces activités
consomment des intermédiaires métaboliques, en particulier de l'ATP. L'ATP
n'est pas stocké, mais regénéré aussi vite qu'il est
détruit.
Dégradation des composés
organiques et regénération des intermédiaires
métaboliques Toute cellule vivante,
isolée ou non, animale ou végétale (autotrophe et non autotrophe),
regénère son ATP en oxydant des molécules organiques par processus
respiratoire ou fermentaire. Dans le cas d'une molécule de glucose la
respiration cellulaire peut être traduite par le bilan des transformations
: C6H12O6 +
6 O2 + 6 H2O --> 6 CO2+12 H2O La respiration comporte
plusieurs réactions chimiques catalysées par des enzymes. Au cours de
ces réactions, la matière carbonée est minéralisée sous forme de CO2.
- La première étape est l’oxydation du
glucose en pyruvate ; elle s’accompagne de la production de composés
réduits R'H2 (proches des composés RH2 fabriqués au cours de la
photosynthèse). Elle se déroule dans le hyaloplasme. L’énergie libérée
permet par couplage la synthèse de deux molécules d’ATP par molécule de
glucose oxydé. C6H12O6+2 R' 2 CH3COCOOH+2 R'H2 - La deuxième étape se déroule
dans la matrice des mitochondries. C’est une série de décarboxylations
oxydatives, à partir du pyruvate, qui s’accompagne de la production de
composés réduits et de synthèse d’ATP. 2 CH3COCOOH+10 R'+6 H2O 6 CO2+10 R'H2 - La dernière étape
se déroule dans les crêtes de la membrane interne des
mitochondries. C’est l’oxydation par le dioxygène, des composés réduits
produits dans les étapes précédentes. Elle est couplée à la production
d'une importante quantité d’ATP. 12 R'H2+6 O2 12
R'+12 H2O Par contraste avec l’oxydation complète
du substrat liée aux mitochondries, une oxydation incomplète est possible
par fermentation. Elle produit un déchet organique, reste du substrat
réduit non totalement oxydé lors du processus dégradatif. Cette
fermentation permet un renouvellement peu efficace mais réel des
intermédiaires métaboliques, ce qui autorise dans le cas de la
fermentation alcoolique, une vie sans oxygène.
Bilan structural et fonctionnel
d’une cellule vivante Toute cellule vivante est constamment soumise
à un bilan d’entrée et de rejet de matière, qu’accompagnent des
conversions énergétiques. La cellule eucaryote est formée de
compartiments dans lesquels se déroulent des réactions métaboliques
particulières, catalysées par des enzymes spécifiques. La mitochondrie et
le chloroplaste proviennent probablement de bactéries qu’une cellule hôte
ancestrale aurait adoptées comme endosymbiotes. Le noyau, par
l'information génétique qu'il contient, dirige la synthèse des protéines,
et donc des enzymes nécessaires au métabolisme de la
cellule.
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Bulletin Officiel Hors Série n°5 - Août
2001
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