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1ère Partie : STRUCTURE, COMPOSITION ET
DYNAMIQUE DE LA TERRE |
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I- Structure et composition chimique de la Terre interne
: Origine,
différenciation et structure interne de la Terre L'étude de la
propagation des ondes sismiques montre que la Terre est structurée en
enveloppesconcentriques de tailles, masses et masses volumiques
différentes : la croûte (continentale ou océanique), le manteau et le
noyau. Les enveloppes sont séparées par des discontinuitésphysiques et/ou
chimiques. La lithosphère se distingue de l'asthénosphère sous-jacente par
un comportement rigide. La température, la pression et la masse
volumique varient avec la profondeur. Cette structure de la Terre résulte,
d'une part de sa formation par accrétion de petits corps dont les
météorites de type chondrite sont les vestiges, d'autre part de sa
différenciation.
Composition chimique de la Terre : des échantillons naturels aux
matériaux inaccessibles
- Seuls les matériaux de la croûte et du manteau supérieur
sont observables à la surface de la Terre.Les enveloppes de la Terre,
accessibles par échantillonnage, ont des compositions chimiquesdifférentes
que l'on détermine à partir de l'étude de roches représentatives. Ces
roches sontformées de minéraux et/ou de verre. - La composition chimique des
enveloppes de la Terre est dominée par un nombre limité d'éléments dits
"majeurs" (Si, O, Mg, Fe, Ca, Na, K, Al). - Les principaux minéraux qui hébergent
ces éléments sont : olivines, pyroxènes, feldspaths, quartz, amphiboles et
micas.La composition chimique des roches est présentée en % massique
d'éléments chimiques. Les matériaux du manteau profond
et du noyau sont inaccessibles. On peut néanmoins, par des modèles et
des raisonnements qui tiennent compte de la formation de la Terre à partir
des chondrites, préciser leurs compositions.
II- La
lithosphère et la tectonique des plaques : Découpage de la lithosphère en plaques d'épaisseur
variable, peu déformables à l'exception de leurs limites Le relief
de la Terre, la distribution géographique des volcans et des séismes, les
contours des bordures continentales sont des signatures de la tectonique
des plaques.
Mouvements
relatifs des plaques : divergence au niveau des dorsales océaniques où
elles se forment, convergence dans les zones de subduction et de collision
où elles disparaissent, coulissage le long des failles
transformantes - Différentes données géologiques (âges des
sédiments des fonds océaniques, alignement desvolcans de points chauds,
anomalies magnétiques) permettent de reconstruire les directions et les
vitesses des mouvements des plaques ainsi que leurs variations pour les
180 derniers millions d'années de l'histoire de la Terre. - Ces directions et vitesses sont mesurables sur
des échelles de temps de quelques années parles techniques de
positionnement par satellites (GPS : Global Positioning
System). - Le modèle de la
cinématique globale des plaques, fondé et construit sur des observations
géologiques et géophysiques, est validé et affiné par ces mesures
pratiquement instantanées.L'étude de la divergence se fait en classe de
première. La convergence est présentée en classe de première et sera
développée en classe terminale.
III-
Divergence et phénomènes liés : Formation et
divergence des plaques lithosphériques au niveau des dorsales
océaniques. Activités tectoniques et magmatiques associées -
Tectonique : la morphologie, la présence de séismes et les failles
normales qui structurent les dorsales océaniques attestent de mouvements
en extension. - Magmatisme : les
dorsales océaniques sont le siège d'une production importante de magma :
de l'ordre de 20 km3 par an. Ces magmas sont issus de la fusion partielle
des péridotites du manteau induite par décompression. Ils sont de nature
basaltique. La fusion partielle leur donne une composition chimique
différente de celle de la roche source. Le refroidissement plus ou moins
rapide des magmas conduit à des roches de textures différentes
(basaltes/gabbros). En s'éloignant de la dorsale, la lithosphère
océanique se refroidit, s'hydrate et s'épaissit. - Marges passives des continents : elles sont structurées par
des failles normales et sont le siège d'une sédimentation importante.
Elles ont enregistré l'histoire précoce de la rupture continentale et de
l'océanisation. L'activité des failles normales, héritage de rifts
continentaux,témoigne de l'amincissement de la lithosphère et de sa
subsidence.
IV- La
machinerie thermique de la Terre : Dissipation de l'énergie
interne de la Terre Le flux de chaleur en surface en est la manifestation principale.
La chaleur interne a pour origine essentielle la désintégration de
certains isotopes radioactifs.
Convection du manteau terrestre
La fabrication de
la lithosphère océanique, la subduction et les mouvements des plaques
lithosphériques sont les manifestations d'une convection thermique à
l'état solide du manteau (transport de chaleur par mouvement de matière).
Les dorsales océaniques traduisent des courants montants chauds de
matériel du manteau. Les plaques en subduction traduisent des courants
descendants froids.
Points chauds Le magmatisme lié aux points chauds marque la
remontée ponctuelle de matériel du manteauprofond. Il s'exprime par des
éruptions massives de laves basaltiques (plateaux océaniques, trapps,
alignements insulaires).
V-La classe sur le terrain, une démarche scientifique
: La sortie de terrain a pour objectif d'observer des affleurements, de
s'approprier logiquement l'information géologique et les questions qu'elle
soulève, de sensibiliser l'élève à l'importance de la collecte des données
de terrain. Le contexte et les problèmes géologiques choisis doivent se
rattacher au contenu du programme. Cette sortie géologique a également
pour objectif une approche concrète de la diversité morphologique des
végétaux en liaison avec leur environnement.
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2ème Partie : DU GENOTYPE AU PHENOTYPE,
RELATIONS AVEC L'ENVIRONNEMENT |
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I- La
diversité des phénotypes Le phénotype peut se définir à différentes
échelles : de l'organisme à la molécule. Les phénotypes alternatifs
sont dus à des différences dans les protéines
concernées.
II-
Des protéines actives dans la catalyse : les enzymes
Les protéines
enzymatiques sont des catalyseurs biologiques. Elles présentent une double
spécificité : spécificité d'action et de substrat. Les modalités de leur
action reposent sur la formation du complexe enzyme-substrat. Les
propriétés des enzymes dépendent de leur structure spatiale. Des
modifications de structure spatiale, déterminées soit par des changements
de la séquence des acides aminés, soit par des conditions du milieu (pH,
température, ions...), modifient leur activité. L'activité des enzymes
contribue à la réalisation du phénotype.
III-
La synthèse des protéines La séquence des acides aminés des protéines est
imposée par l'information génétique située dans la molécule d'ADN.Un gène
est défini comme une séquence de nucléotides d'un brin d'ADN déterminant
la séquence d'un polypeptide donné. La molécule d'ADN d'un chromosome est le support de
très nombreux gènes. L'expression de l'information génétique se fait en deux étapes :
transcription et traduction. Au cours de la transcription, un ARN
messager complémentaire du brin transcrit de l'ADN est synthétisé .
La traduction permet la
synthèse cytoplasmique de chaînes polypeptidiques. La séquence des acides
aminés est gouvernée par celle des nucléotides de l'ARN messager suivant
un système de correspondance, le code génétique. Ce code génétique est universel et
dégénéré. La traduction
débute au codon d'initiation et s'arrête au codon stop.
IV-
Complexité des relations entre gènes, phénotypes et
environnement Un phénotype macroscopique donné résulte de processus
biologiques gouvernés par l'expression de plusieurs gènes. La mutation de
l'un seulement de ces gènes peut altérer ce phénotype. Un même phénotype
macroscopique peut donc correspondre à plusieurs génotypes. Chez un
individu donné, l'effet des allèles d'un gène va dépendre également de
l'environnement.
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3ème Partie : LA MORPHOGENESE VEGETALE
ET L'ETABLISSEMENT DU PHENOTYPE |
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I- La diversité morphologique des végétaux : La morphologie d'un végétal dépend en partie des
caractéristiques génétiques de l'espèce.En fonction de leur environnement,
des individus d'une même espèce peuvent avoir une morphologie
différente. Des réponses morphologiques semblables peuvent être
obtenues avec des végétaux d'espèces différentes placés dans un même
environnement.
II- La morphogénèse associe la division et la croissance
cellulaire au niveau de territoires spécialisés La mitose est
localisée dans les méristèmes. Elle permet de produire : - des
cellules qui vont ensuite se différencier et participer à la croissance et
à la structuration de l'organisme (feuilles, tiges, racines) ; - des
cellules qui restent indifférenciées et qui vont à leur tour constituer
des méristèmes (apical ou axillaire).
III- La mitose est un processus commun aux cellules
eucaryotes Au cours de l'interphase du cycle cellulaire, la réplication
de l'ADN s'effectue selon un mécanisme semi-conservatif, fondé sur la
complémentarité des bases. Les structures cellulaires se modifient lors
de la mitose. Chaque cellule fille issue de la mitose contient le même
patrimoine génétique que la cellule initiale.
IV- Dans la tige, la croissance cellulaire est contrôlée par une
hormone : l'auxine La paroi des cellules végétales en extension est
essentiellement composée de polysaccharides,dont la cellulose et les
hémicelluloses. La pression de turgescence cellulaire et la plasticité
pariétale permettent la croissance cellulaire. L'auxine, facteur de
croissance ou hormone végétale, contrôle la croissance cellulaire. Elle
est synthétisée par l'apex des tiges. Elle possède une double action :
- une action à court terme sur la plasticité pariétale ; - une
action à plus long terme sur l'expression de gènes qui participent aux
divers événements du métabolisme nécessaires à la
croissance.
V- Le développement du végétal est influencé par la répartition
des hormones en interaction avec les facteurs de
l'environnement La répartition inégale de l'auxine dans les
tissus, conséquence d'un éclairement anisotrope, permet une croissance
orientée. Les ramifications naturelles ou provoquées sont sous la
dépendance d'un changement de répartition des hormones dans le végétal qui
conduit à unchangement de morphologie. La totipotence des cellules
végétales permet le clonage. Les proportions des différentes hormones
(rapport des concentrations d'auxine et de cytokinine) contrôlent
l'organogénèse (tige, racines).
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4ème PARTIE : LA REGULATION DE
LA GLYCEMIE ET LES PHENOTYPES DIABETIQUES |
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I- L'homéostat
glycémique : Malgré des variations importantes
(prise alimentaire discontinue, consommation énergétiquevariable), la
glycémie (grandeur réglée de l'homéostat) oscille en permanence autour
d'une valeur physiologique voisine de 1g.L-1 (grandeur de consigne). Cette homéostasie
glycémique nécessite une gestion des réserves de
l'organisme. Les
cellules a et b
du pancréas endocrine sont des
capteurs de la glycémie. En fonction des variations de la glycémie, elles
émettent des messagers chimiques, les hormones glucagon et insuline.
Le message hormonal est codé par la concentration plasmatique de
l'hormone. Les cellules cibles expriment les récepteurs spécifiques à
ces hormones. Sous l'action de l'insuline, le glucose est stocké sous
forme de glycogène dans le foie et les cellules musculaires squelettiques,
ainsi que sous forme de triglycérides dans le foie et les
adipocytes. Sous l'action du glucagon, le glucose est libéré par le
foie dans le plasma . Cellules pancréatiques (a et b), hormones (glucagon et insuline) et
cellules cibles constituent le système réglant de l'homéostat glycémique.
II- Les
phénotypes diabétiques Au niveau métabolique, le phénotype diabétique est défini par
une hyperglycémie (glycémie à jeun supérieure à 1,26g.L-1) . Sur le plan clinique, on distingue deux
phénotypes : le diabètede type 1 et le diabète de type 2. Au niveau
cellulaire, le diabète de type 1est caractérisé par la destruction totale
des cellules b secrétrices d'insuline. Le diabète de type 2 est dû à
une insulinorésistance des cellules cibles de l'insuline ainsi qu'à un
déficit de l'insulinosécrétion. De nombreux gènes sont impliqués dans
le développement des diabètes. On peut avoir une prédisposition
génétique à un phénotype diabétique. Les diabètes résultent de
l'interactionentre ces gènes et des facteurs de l'environnement, en
particulier l'alimentation. Dans lamajorité des cas, le diabète de type 2
se développe à la suite d'une obésité. La connaissance précise des
gènes de susceptibilité aux diabètes et de leur polymorphisme entre dans
le cadre de la médecine prédictive. L'utilisation de cette connaissance
soulève des problèmes éthiques importants.
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5ème Partie : LA PART DU GENOTYPE ET LA
PART DE L'EXPERIENCE INDIVIDUELLE DANS LE FONCTIONNEMENT DU SYSTEME
NERVEUX |
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I- Les
propriétés intégratrices des centres nerveux et le fonctionnement des
neurones : Les circuits neuroniques
médullaires mobilisés au cours du réflexe myotatique Le réflexe
myotatique assure le tonus musculaire nécessaire au maintien de la
posture. Le réflexe myotatique repose sur des populations neuronales :
- les neurones afférents qui ont leurs corps cellulaires dans les
ganglions des racines dorsales ; les extrémités de ces neurones afférents
sont en liaison avec des récepteurs sensoriels : les fuseaux
neuro-musculaires ; - les motoneurones des muscles étirés et les
motoneurones des muscles antagonistes dont les axones aboutissent aux
fibres musculaires effectrices ; - les interneurones inhibiteurs
assurant les connexions entre les neurones afférents et les motoneurones
des muscles antagonistes.
Les potentiels d'action et les messages nerveux - Les
signaux émis par les neurones sont des potentiels d'action La genèse de
potentiels d'action repose sur l'existence d'un potentiel dit de repos,
propriété commune à toutes les cellules. Un potentiel d'action est une
inversion transitoire de la polarisation membranaire. Au coursde sa
propagation le long d'une fibre, le potentiel d'action conserve toutes ses
caractéristiques. - Les messages nerveux Les messages
nerveux (afférents et efférents) se traduisent au niveau d'une fibre par
destrains de potentiels d'action, d'amplitude constante. Les messages
nerveux sont codés par lafréquence des potentiels d'action et le nombre de
fibres mises en jeu. - Caractéristiques du fonctionnement des
synapses Un message nerveux est transmis d'un neurone à d'autres
neurones ou à des cellules effectrices par des synapses. Au
niveau d'une synapse, le message nerveux présynaptique, codé en fréquence
de potentiels d'action, est traduit en message chimique codé en
concentration de neurotransmetteur. Les molécules de neurotransmetteur se
fixent sur des récepteurs de la membrane post-synaptique ; cette fixation
induit une modification de l'activité du neurone post-synaptique. Ce
changement d'activité est à l'origine d'un nouveau message. -
Activité du centre nerveux Le traitement des messages
afférents, en réponse au stimulus d'étirement à l'origine du
réflexemyotatique, modifie la fréquence des potentiels d'action des
motoneurones. Celle des motoneurones du muscle étiré est augmentée alors
que celle des motoneurones des musclesantagonistes est diminuée, voire
annulée. Les motoneurones et les interneurones du réflexe
myotatique sont en connexion avec d'autres neurones que les neurones
afférents issus des fuseaux neuro-musculaires. Dans certaines limites,
la stimulation d'autres récepteurs sensoriels (par exemple les récepteurs
nociceptifs) ou une commande volontaire peuvent inhiber le réflexe
myotatique.
La part
du génotype dans le fonctionnement du système nerveux Le phénotype
comportemental des réflexes (par exemple le réflexe myotatique et le
réflexenociceptif d'évitement) est la conséquence de la mise en place, au
cours du développement,des chaînes de neurones, sous le contrôle de
l'information génétique.
II- Le cortex
sensoriel et la plasticité du système nerveux central
: L'information
sensorielle générée à la périphérie est transmise au cortex
sensoriel. Dans le cortex somatosensoriel, chaque territoire de
l'organisme est représenté. Cettereprésentation est déformée par rapport à
la surface des territoires corporels. Les zones corticales concernées
sont constituées de neurones interconnectés et organisés
encolonnes. Des modifications de l'activité neuronale à la périphérie
régulent l'organisation dynamiquedu cortex. Elles se traduisent par un
remodelage des connexions synaptiques, témoin de la plasticité neuronale.
La neuroplasticité est une propriété générale du système nerveux
central.
| Bulletin
Officiel Hors Série n°7 - 31 Aoùt 2000
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