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1ère
Partie : COMMUNICATION NERVEUSE |
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Communication
nerveuse - La communication nerveuse se manifeste par des
combinaisons de signaux électriques enregistrables constituant des
messages. Ces messages sont rapidement propagés dans un seul sens par des
chaînes de neurones, cellules spécialisées connectées entre
elles. - Les
corps cellulaires sont regroupés dans les centres nerveux et les ganglions
nerveux. Des fibres
nerveuses relient les centres nerveux entre eux et aux organes
périphériques. - Les neurones communiquent entre eux par des synapses.
À leur niveau, l'association neurotransmetteur-récepteur assure la
transmission des messages.
Modulation du
message nerveux : enképhalines et récepteurs opioïdes
- La
transmission des messages nerveux peut être modulée par des peptides tels
que les enképhalines
ou morphines endogènes, qui agissent à différents niveaux du système
nerveux central. - Dans la corne dorsale de la moelle épinière, les
enképhalines interviennent au niveau des neurones nociceptifs. Les
enképhalines sont libérées par des interneurones spécialisés. Elles vont
se fixer sur des récepteurs spécifiques localisés dans la membrane des
neurones post-synaptiques. Elles inhibent ainsi la transmission des
messages nociceptifs vers le cerveau. - Dans le cerveau, la fixation
des enképhalines sur les récepteurs opioïdes des neurones modulateurs
provoque la levée de l'inhibition qu'ils exercent sur l'activité des
neurones dopaminergiques. Par voie de conséquence, cette levée
d'inhibition entraîne une secrétion accrue de dopamine qui contribue à la
sensation de plaisir.
Modulation de
l'activité synaptique par des molécules exogènes : un exemple, la morphine
- La morphine,
en se fixant sur les récepteurs opioïdes localisés sur les neurones de la
corne dorsale de la moelle, est à l'origine d'une puissante activité
analgésique qui n'entraîne pas une dépendance.
- La morphine et ses dérivés de synthèse comme
l'héroïne peuvent être à l'origine d'une sensation de plaisir. La genèse
de cette sensation résulte de la fixation de la morphine sur les
récepteurs opioïdes du cerveau en mimant l'action des morphines
endogènes.
Les
mécanismes de la dépendance - Contrairement aux enképhalines, la
morphine n'est pas rapidement dégradée. - La morphine (ou l'héroïne),
prise de façon répétée au cours du temps, engendre tolérance, dépendance
physiologique et dépendance psychique (état de manque). C'est cet état de
manque qui est à l'origine de la toxicomanie. - La plupart des drogues
(héroïne, nicotine, alcool, cocaïne, principe actif du cannabis, ectasy)
agissent, par des mécanismes différents, sur les neurones dopaminergiques
des systèmes de récompense. - La dépendance aux drogues est un phénomène complexe
qui est tributaire de facteurs psychologiques, mais aussi de facteurs
environnementaux. L'arrêt de la prise de toute drogue nécessite la mise en
application d'un protocole de sevrage qui implique un suivi médical
prolongé et une aide psychologique.
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2ème
Partie : DU GENOTYPE AU PHENOTYPE, APPLICATIONS
BIOTECHNOLOGIQUES |
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Des phénotypes à différents
niveaux d'organisation du vivant Le phénotype peut se définir
à différentes échelles : macroscopique, cellulaire et moléculaire.
La relation entre ADN et protéines - Les
gènes sont des segments de la molécule d'ADN codants pour des protéines.
La séquence des nucléotides dans l'ADN gouverne la séquence des acides
aminés dans la protéine selon un système de correspondance, le code
génétique. Les propriétés des protéines dépendent de leur séquence
respective en acides aminés. Ces protéines, en régissant la structure
et les activités cellulaires, contribuent à l'établissement du phénotype.
- La modification du génotype d'un organisme par transgénèse, qui
permet de produire de nouvelles protéines, repose sur l'universalité du
code génétique.
Complexité des relations entre génotype et
phénotype - Applications - Un phénotype macroscopique donné
résulte de processus biologiques gouvernés par l'expression de plusieurs
gènes. La mutation de l'un seulement de ces gènes peut altérer ce
phénotype. Un même phénotype macroscopique peut donc correspondre à
plusieurs génotypes. - La réalisation d'un phénotype macroscopique
dépend de l'interaction de plusieurs gènes entre eux et avec les facteurs
de l'environnement. - Médecine prédictive et diagnostic prénatal ont
pour but de détecter la présence de certains allèles chez un
individu.
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3ème
Partie : PROCREATION |
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I- Des
processus biologiques contrôlés par des hormones Cycle menstruel, cycle
ovarien - Chez
la femme, à partir de la puberté et jusqu'à la ménopause, la physiologie
sexuelle s'inscrit dans un cycle menstruel. L'activité ovarienne est sous
le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire dont le fonctionnement
est contrôlé par l'ovaire lui-même (rétro-contrôle négatif exercé par les
hormones ovariennes) et par des stimuli d'origine interne ou externe.
L'ovaire contrôle le cycle utérin, ce qui synchronise l'ovulation et
la réceptivité utérine à l'implantation de l'embryon. - L'augmentation
pré-ovulatoire de la sécrétion des œstrogènes exerce un rétro-contrôle
positif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire et permet d'assurer le
synchronisme entre la maturation folliculaire et la commande hypophysaire
de l'ovulation.
La production de gamètes mâles Chez l'homme, la production des gamètes mâles est
continue de la puberté jusqu'à la fin de la vie. L'activité testiculaire
est sous le contrôle du complexe hypothalamo- hypophysaire.
Rencontre des
gamètes La
rencontre des gamètes est conditionnée, au moins en partie, par la qualité
de la glaire cervicale. La fécondation a lieu dans le tiers supérieur des trompes et
n'est possible que pendant une brève période après
l'ovulation.
Début
de la grossesse Après
fécondation et nidation, la sécrétion de l'hormone HCG par le tout jeune
embryon permet la poursuite de l'activité du corps jaune et, par
conséquent, la sécrétion de proges térone indispensable au maintien de la
muqueuse utérine au début de la grossesse. Les tests de grossesse consistent à détecter cette
hormone dans les urines.
II- Maîtrise
de la reproduction Régulation des naissances
La
contraception hormonale féminine s'appuie sur l'ensemble des
connaissances sur le déterminisme hormonal de la physiologie
sexuelle. La contraception hormonale masculine est encore à l'état de
recherche. On ne peut donc parler d'application médicale. Outre
la prise d'une contraception hormonale par la femme, le couple peut
utiliser d'autres moyens contraceptifs visant à empêcher la rencontre des
gamètes ou l'im plantation de l'embryon. En cas d'échec de la
contraception, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) reste un
ultime recours.
III- Aide médicalisée à la procréation Le suivi de la
grossesse : Pendant
toute la période de la grossesse, la femme et le fœtus sont médicalement
surveillés grâce à différents moyens d'investigation (analyses sanguines,
échographies et, si nécessaires, amniocentèse ou choriocentèse...). En cas
de dépistage d'une anomalie grave du fœtus, diverses mesures peuvent être
mises en œuvre, qui peuvent aller jusqu'à proposer une IVG
thérapeutique.
Infertilité et procréation médicalement assistée :
Les causes d'infertilité
d'un couple sont diverses et touchent aussi bien l'homme que la femme. Les
dosages hormonaux fournissent des renseignements sur l'activité des
gonades et du complexe hypothalamo-hypophysaire. Différentes
techniques médicales peuvent apporter une solution (l'insémination
artificielle, la FIVETE, l'ICSI). Le développement de ces techniques
nouvelles posent des questions éthiques.
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4ème PARTIE : ALIMENTATION,
PRODUCTION ALIMENTAIRE, ENVIRONNEMENT (Thème au
choix) |
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I-
Comportements
alimentaires et satisfaction des besoins : Choix des
aliments Les
aliments comportent des substances minérales et organiques en proportions
diverses. L'eau est un aliment essentiel.
L'appétence alimentaire nécessite la mise en jeu de plusieurs
fonctions sensorielles.
Évaluation des besoins La ration alimentaire dépend de plusieurs
paramètres (âge, sexe, intensité de l'activité, caractéristiques
morphologiques et physiologiques). L'équilibre nutritionnel est
à la fois qualitatif et quantitatif.
Conséquences d'une ration déséquilibrée
La prise alimentaire
ne coïncide pas toujours avec les besoins nutritionnels. Les
déséquilibres alimentaires, fréquemment liés au contexte socio-économique,
ont des effets néfastes sur la santé.
II- Production
alimentaire et environnement Évaluation des productions alimentaires
La production
végétale est à la base de la production animale et d'une partie de la
production humaine. La
production de la matière animale nécessite une production végétale quanti
tativement importante.
Fonctionnement d'un agrosystème, ses conséquences
environnementales Un agrosystème est un système déséquilibré dont l'exploitation
intensive nécessite un entretien. Cet entretien permet
de lutter par différents moyens contre les parasites, les ravageurs
et les plantes adventices. L'apport d'engrais permet une
productivité accrue. Les conséquences des apports exogènes
(engrais, pesticides) sur un agrosystème induisent des "déséquilibres
biologiques" et des pollutions qui peuvent nuire à la santé humaine et
animale.
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5ème Partie : UNE RESSOURCE
ALIMENTAIRE : LE BOIS (Thème au
choix) |
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I- Le
bois, un matériau d'usage courant Utilisations du bois :
propriétés générales mises en jeu Le bois a des usages multiples. Ils sont liés à des
propriétés communes à tous les bois ou spécifiques d'une espèce donnée :
résistance, capacité d'isolation, imputrescibilité, flottabilité,
combustion, source de cellulose...
Structure et
propriétés Certains usages du bois s'expliquent par les propriétés physiques
liées à sa structure cellulaire (vaisseaux et fibres) et à son mode de
croissance (cambium, cernes, aubier, cœur).
Nature chimique du bois :
utilisations spécifiques et renforcement de certaines propriétés
physiques Les composants
des parois des vaisseaux et des fibres (cellulose et lignine, tanins et
composés phénoliques, pigments) conditionnent les usages des différentes
essences de bois (industrie papetière, bois d'œuvre, bois de
charpente...).
II-
Importance et gestion des écosystèmes forestiers Participation
du bois aux grands équilibres de la planète La forêt participe aux cycles de l'eau et du carbone.
Elle représente un stock biologique de carbone. Sa destruction massive par
des phénomènes naturels ou par l'homme (incendies, combustion...) peut
perturber ces grands cycles.
Activités industrielles et gestion des
forêts La gestion
d'une forêt doit assurer une production continue. Une mauvaise gestion ou
une surexploitation conduisent à des déséquilibres des écosystèmes et
peuvent avoir des conséquences importantes sur les sols.
Biotechnologies, la filière bois Les recherches actuelles en biotechnologie
des espèces forestières (transgenèse, conservation des ressources
génétiques, interactions plantes / micro-organismes) contribuent à
améliorer les conditions d'exploitation et d'utilisation des
forêts
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6ème Partie : UNE RESSOURCE
INDISPENSABLE : L'EAU (Thème au
choix) |
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L'eau sur la
planète -
L'eau douce est une ressource indispensable aux êtres vivants et aux
activités humaines. L'eau
de la planète est répartie dans différents réservoirs (océans, glaciers et
calottes polaires, atmosphère, lacs et rivières, nappes phréatiques, sol,
biosphère). Les transferts quantitatifs entre les différents réservoirs
constituent le cycle de l'eau. - L'eau douce est inégalement répartie à l'intérieur des
continents. Son utilisation par l'homme (urbanisation, irrigation) modifie
le flux de l'eau entre les différents réservoirs et peut aboutir à la
désertification.
Gestion de
l'eau - L'eau douce utilisée est puisée dans les lacs, les cours
d'eau et les réservoirs souterrains. - Elle peut être stockée temporairement dans des
réservoirs superficiels. Les réservoirs souterrains et superficiels sont sensibles aux
pollutions biologiques ou chimiques (nitrates, pesticides,
radionucléides...). - La
protection des réservoirs et un traitement des eaux usées sont
indispensables. Les matières
organiques polluantes peuvent être dégradées sous l'action de
micro-organismes . -
L'homme utilise les propriétés de ces micro-organismes dans le traitement
des eaux usées.
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7ème Partie : PLACE DE L’HOMME
DANS L’EVOLUTION (Thème au
choix) |
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À la recherche
de "l'ancêtre commun" Chaque espèce est issue d'une longue suite de
générations au cours de laquelle lescaractères qui la définissent sont
apparus à différentes périodes dans l'histoire dela terre. Ainsi, l'homme
est un eucaryote, un vertébré, un amniote, un mammifère,un primate, un
hominoïde et un homininé. Par la prise en compte des caractères
homologues et de l'état ancestral ou dérivé deces caractères, on peut
construire des relations de parenté entre les êtres vivants. Les
données moléculaires confortent l'idée que c'est avec le chimpanzé que
l'hommepartage l'ancêtre commun le plus récent. Cet ancêtre commun n'est
pas un chimpanzéni un homme. Il devait posséder des caractères appartenant
à la fois à l'homme et au chimpanzé. Parmi ces caractères figurent un
répertoire locomoteur incluant une certaine forme de bipédie et l'usage
d'outils.
Les mécanismes
de l'évolution Les génomes des espèces sont des archives. Ils
permettent d'imaginer les événementsgénétiques moléculaires de l'évolution
qui ont conduit à des innovations, à leurdiversification et à leur
complexification (familles multigéniques, gènes chimères...).Ces
innovations génétiques sont aléatoires ; leur nature ne dépend pas des
caracté-ristiques du milieu. L'évolution des génomes résulte d'un
bricolage moléculaire qui a conduit à faire du neuf avec du
vieux. Ainsi, l'acquisition de la bipédie dans la lignée humaine ne
fait pas intervenir uneexplication finaliste. À l'origine de la bipédie se
trouvent des innovations génétiques.Elles ont dû affecter les gènes du
développement. Les conditions de l'environnement peuvent jouer le rôle
de crible vis-à-vis des nouveautés phénotypiques engendrées par les
innovations génétiques (sélection naturelle). De ce fait, l'évolution
dans la lignée humaine comme dans les autres lignées peutêtre dépendante
de changements dans l'environnement. Elle est contingente.
Émergence du
genre Homo Diverses caractéristiques
morpho-anatomiques et comportementales contribuent à définir le genre
Homo (volume et morphologie crânienne, bipédie, fabrication
d'outils, vie sociale et culturelle). La découverte de traces
d'activité et de restes fossiles fait remonter de plus en plusdans le
temps, l'apparition du genre Homo. L'analyse génétique des
populations humaines suggère qu'elles dérivent toutes d'une seule
population d'Homo sapiens. Les données fossiles indiquent que
celle-ci a pour origine géographique le Proche-Orient ou
l'Afrique.
| Bulletin Officiel
Hors Série n°7 - 31 Aoùt 2000
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